Projet cabinet de curiosité

Les élèves ont confectionné des animaux en assemblant des solides mathématiques (prismes droits, cylindres et pyramides).

Cela fut l’occasion de réinvestir des notions vues au cours de l’année en lien avec les animaux vus lors de la visite au château de Montbéliard et étudiés tout au long du projet.

En effet, les 5èmes ont eu à concevoir entièrement leur animal, ont dû réinvestir la notion d’échelle et une réalisation d’une perspective cavalière qui leur a permis d’aboutir eux-mêmes aux différents solides qu’ils allaient avoir besoin afin d’en construire les patrons.

 

Projet « fais pas si, fais pas ça »

Les 3èmes  ont été amenés à dénoncer les violences sexistes et racistes en tant que compositeurs et interprètes en éducation musicale. Certaines chansons ont été mises en vidéos pour accompagner les photos des céramiques réalisées lors des ateliers avec Cathy Baume dans le cadre du projet « Fais pas si, Fais pas ça »

https://youtu.be/Rl_qZQZNo2A

https://youtu.be/eTj4zPkemH0

Projet Cabinet de curiosités

Cabinet de curiosités 

 

Dans le cadre du projet « Cabinet de curiosités » mené en 2019 -2021 avec Eric Bernaud, Cathy Baume, Vincent Marguet et Sophie Monesi, en partenariat avec l’Espace Multimédia et les Musées du château de Montbéliard, la finalisation du travail ayant été compromise, un rendu numérique vous est proposé avec le lien ci-dessous.

Certaines vidéos sont réalisées pour être vues avec un masque 3D, mais elles peuvent tout a fait être vues ainsi, la souris permettant de bouger l’image.

 

Dans l’impossibilité de proposer un vernissage en présentiel, nous vous proposons de découvrir la démarche et le travail des élèves en ligne.

1. Présentation :

https://youtu.be/tFW7XFwhlv8

 

 

2. Eric Bernaud

https://vimeo.com/565487928

3. Vincent Marguet

https://www.youtube.com/watch?v=IZ0rPFUPu_8

 

4. Cathy Baume

https://youtu.be/at2L45wqFNY

 

5. Sophie Monesi

 

« L’espace multimédia Gantner, service du Département du Territoire de Belfort et antenne art contemporain de la Médiathèque Départementale est une structure culturelle partenaire dans de nombreux projets Cultures Collèges. Ces projets permettent de mettre en relation les professeurs, les structures et les artistes avec les élèves. L’EMG est une ressource à la fois pour la mise en contact avec les artistes mais aussi pour des interventions directes avec les élèves.
Ces interventions prennent la forme d’ateliers de création multimédia avec les outils à disposition, ici par exemple avec Vincent Marguet autour des outils de création en réalité virtuelle, mais aussi de moments de médiation où les élèves rencontrent des œuvres d’art numérique, à l’EMG via les expositions ou dans leur classe via des prêts d’oeuvres de la collection.
Cette année le projet a été malmené par la pandémie, et les prêts d’oeuvres ont du être annulés. Ce n’est que partie remise, puisque ce partenariat pérenne et de qualité entre nos deux structures se poursuit l’année prochaine !
Je profite de ce moment « bilan » pour souligner l’investissement de l’équipe enseignante, des intervenants et des élèves qui ont su poursuivre et même sublimer ce projet dans les conditions si compliquées que nous connaissons ces derniers mois.
Merci
Sophie Monesi »

 

6. Conclusion

https://youtu.be/tFW7XFwhlv8

 

7. Accès au Cabinet de Curiosités :

 

http://espacemultimediagantner.cg90.net/VR/cabinetcuriosite/

 

 

Bravo et merci à Eric Bernaud et Vincent Marguet pour cette interface qui sort de l’ordinaire et permet de découvrir les travaux des élèves, malgré la crise sanitaire.

Merci à eux d’avoir tenu bon pour finaliser le travail, malgré tous les obstacles.

Merci à tous les intervenants et partenaires qui ont rendu ce projet possible :

Eric Bernaud, Cathy Baume, Vincent Marguet, Sophie Monesi, l’Espace Multimédia dans son ensemble, Sylvie Biron et François Thirion pour les Musées du château de Montbéliard, Cultures Collèges, la DRAC et la DRAEAAC qui permettent le financement.

Projet « Fais pas si, Fais pas ça »

Simone Veil, assemblée nationale, projet de loi sur la légalisation de l’avortement, 1974

Les femmes jouent un rôle dans l’évolution de la société. Simone Veil en est un parfait exemple. Ministre de la Santé puis présidente du parlement européen puis ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville, elle a permis aux femmes en France de disposer de leur corps avec la loi Veil (loi pour le droit à l’IVG). Pendant les cours de SVT sur les comportements responsables dans le domaine de la sexualité, a été réalisé un état des lieux des législations dans le monde par rapport à l’avortement et a été abordé le combat de Simone Veil.

« Fais pas si, Fais pas ça »

Travail accompli en anglais en lien avec le projet Fais pas ci – Fais pas ça.

(image copyright Disney)

Fin juin 2020 toutes les classes de 4ème sauf une ont visionné Black Panther au retour de confinement, comme introduction au projet de l’année suivante.

En début d’année scolaire, nous avons introduit le sujet de la Diversité des humains avec Happy! de Pharrel Williams.

Le thème du « Travail », comme concept scientifique ou autre, a été sous-jacent pendant tout le projet en anglais, en commençant par Work de Rihanna (avec des paroles réduites).

Nous avons utilisé du vocabulaire de situation, des adverbes de fréquence et le présent simple pour exprimer des habitudes et décrire le caractère. Nous avons étudié la biographie de Rihanna au présent, en exprimant les habitudes, les goûts. Nous avons fait une activité sur les jobs d’été et l’orientation.

Avec la chanson « Entrepreneur  » de Pharrel Williams, nous avons vu des images d’entrepreneurs afro-américains qui ont monté des affaires pour faire avancer l’économie de leur communauté. En focalisant sur la différence entre le présent be + BVing et le présent simple nous avons pratiqué l’analyse d’offres d’emploi. A l’aide de l’expression de l’obligation personnelle et collective, nous avons abordé les attendus dans le monde du travail futur (qualités).

Les 4 classes de 3ème ont visionné le film Hidden Figures projeté en salle polyvalente.

En visionnant une vidéo sur l’Ingénierie aérospatiale, nous nous sommes penchés sur du langage scientifique et technique (extraits) simple de niveau B1 du Cadre Européen de Référence en Langues. Grâce à des questions fermées et questions ouvertes, nous avons révisé les pronoms personnels, adjectifs et pronoms possessifs, ainsi que le présent d’observation, description, commentaire (be + ing).

Nous avons enchaîné sur les métiers scientifiques avec le laboratoire du personnage de Shuri, ingénieure, sœur de Black Panther, et sur le vocabulaire des objets et concepts techniques d’étymologie grecque, comme « kine » (monde du cinéma).

Au moment de l’élection présidentielle américaine, nous avons écouté et étudié quelques strophes des paroles de Funky President de James Brown qui est une référence à des émeutiers Euro-Américains et un président, correspondant au contexte actuel en 2020.  A travers une vidéo éducationnelle, nous avons étudié le vocabulaire lié au Collège électoral.

Sandrine Mubenga, ingénieure en électricité et énergies renouvelables.

Comme illustration du thème de l’aérospatiale, nous avons étudié un document iconographique sur la Course à l’Espace pendant la Guerre Froide dans le manuel, en usant du futur et des modaux must, can, may pour exprimer l’obligation, la probabilité et le conditionnel. Nous avons également lu la biographie d’une astronaute afro-américaine.

Dans le cadre de l’éveil à l’égalité homme-femme ainsi que la lutte contre les discriminations « raciale » et contre les handicapés, nous avons analysé des extraits de l’interview d’une Développeuse ghanéenne handicapée dans laquelle elle explique des maladies handicapantes ainsi que son parcours personnel. Deux autres Ingénieures africaines nous ont expliqué (extraits) leur travail dans les domaines de l’électricité renouvelable et le traitement de l’eau.

Pour travailler l’usage des modaux et du conditionnel, nous avons analysé la présentation d’un étudiant en ingénierie aérospatiale à propos des trajectoires de la navette spatiale.

Nous avons mis en perspective notre position dans l’Univers à travers l’étude des tailles des planètes, des étoiles et de l’univers en étudiant les conditions d’évolution à l’aide de comparatifs, superlatifs, modaux et du conditionnel.

logo original de Public Enemy créé par Chuck D, représentant un Afro-Américain ciblé par un policier à l’idéologie raciste, Smithsonian, gift from Chuck D.

Le 15 janvier, le jour de Martin Luther King aux US, nous avons commencé à travailler sur la chanson Fight the Power de Public Enemy, chanson du film Do the Thing de Spike Lee (étude des symboles de la vidéos de 1989 puis celle de 2020 à l’occasion des manifestations Black Lives Matter). Les élèves ont fait une Web quest basée sur les vidéos à propos de l’histoire des luttes afro-américaines.

Février est « Black History Month » aux US. Cela a été l’occasion de rebrasser de manière intense la grammaire verbale sur les thèmes vus, en particulier: le présent simple pour les faits, le présent be + BV-ing pour l’observation, description, le futur de prédiction/ certitude, conditionnel, les modaux pour la capacité, la possibilité, l’autorisation, l’interdiction, l’obligation, les règles « connues de tous », la probabilité plus ou moins élevée, la proposition infinitive (expression de la volonté imposée), le prétérit pour le récit, la biographie, le passif pour les actions/états subis, le present perfect pour rapporter des bilans, constatations, le lien passé-présent, le futur de préparation et autres futurs, les modaux et leurs équivalents pour la suggestion, les besoins, …

Cité médiévale du Great Zimbabwe, Amazon AWS

A travers des web quests sur Google Earth, les élèves ont repéré des similitudes dans les paysages semi-urbains sur 3 continents: l’Amérique du Nord, du Sud et l’Afrique. Ils ont pu constater l’influence de la colonisation européenne puis l’ont comparée avec une construction précoloniale au Zimbabwe (qui a donné son nom au pays): un bâtiment – château fort également observatoire. Ils ont également observé des architectures autochtones en Amérique.

Un brainstorming a permis aux élèves de mener une réflexion sur la base de la chanson Fight the Power: de quel(s) pouvoir(s) s’agit-il ? Ils ont trouvé les idéologies combattues (racisme, xénophobie, sexisme, etc) et ont réalisé l’importance de la prise de conscience des oppressions pour le fonctionnement des démocraties. Ils ont fait usage du prétérit, de quantifieurs, de comparatifs, superlatifs et du lexique des pays.

Le lundi 22 mars a commencé la Semaine d’éducation contre le racisme et l’anti-sémitisme/ Semaine internationale de lutte contre les Discriminations. La décennie 2014-2024 est également la décennie des Afro-descendants dans le monde. Dans ce cadre, un travail sur des « memes » (liés à BLM entre autres thèmes) et des documents typiques des réseaux sociaux leur a permis de présenter oralement des descriptions pour les apparier aux images sur un mur numérique.

Boîte d’un des jeux de cartes de connaissances, Pomegranate Communications

Des jeux de cartes de connaissances « Droits Civiques » et « Histoire Afro-Américaine » leur ont permis de rechercher de mots clé et d’étudier les structures verbales et nominales récurrentes dans les textes, liées aux thématiques.

Un questionnaire en ligne a clôturé le visionnement d’un documentaire ARTE sur Johnny Clegg pour comprendre ce qu’était le système raciste de l’Apartheid.

A la fin du confinement, lors d’un travail sur la colonisation de l’Australie à travers le point de vue d’une Australienne aborigène (dans le manuel) sous forme de rappel du travail fait en 4ème avec des chansons de Midnight Oil, les élèves ont pu constater que les Aborigènes refusent de célébrer l’invasion européenne et le racisme actuel.

En point d’orgue de l’année, les élèves ont discuté et débattu du « sérieux des blagues ». Dans la conclusion « Jokes are no joke / Les blagues c’est du sérieux », synthèse des travaux de groupes de discussion de 4 élèves, avec compte-rendu à l’oral individuel en 4 étapes avant d’arriver à une conclusion globale pour toutes les classes de 3ème, ils ont exprimé leur prise de conscience du rôle social des blagues ayant pour cible des humains. Une finalisation à l’écrit avec un texte à trous a permis de reprendre toutes les réflexions de tous les groupes. Voir la synthèse des idées des groupes complète en anglais en fin d’article.*

Lors d’une vidéo-conférence en direct en salle polyvalente en début d’année avec des intervenants du MEDEF et de l’Association des Managers de la Diversité, ils avaient pu constater que les statistiques de sondages en entreprises révèlent que le mode de harcèlement le plus dénoncé est « les blagues lourdes » (la présentation des statistiques manque dans la vidéo, malheureusement).

Au mois de juin, nous avons repris le thème du « travail » car la démocratie ne fonctionne pas sans l’énergie des citoyens et leur travail pour la faire vivre, à tous les niveaux et à tous les moments. La lutte contre les discriminations et en particulier contre le racisme et le sexisme y est centrale, comme le montrent les périodes de lutte pour le droit de vote, pour l’accès au travail sans « plafond de verre », pour l’égalité et l’équité dans tous les domaines.

En activité courte, nous avons étudié l’étymologie de « Hidden Figure », expression extraordinairement polysémique, titre du film vu en début d’année, puisque « figure » par exemple, signifie figurine, chiffre, image, silhouette, personne, etc…

Nous allons conclure le travail de l’année par le visionnement individuel sur les MacBooks de la Classe Mobile et la lecture individuelle sur papier de vidéos et d’articles reprenant les thématiques de l’année, dont les élèves devront rendre compte en français et trouver les liens entre les vidéos et les articles. (Ce travail n’a pas pu être accompli par manque de temps). Il est prévu pour les classes de 3ème l’année prochaine.

Tsotsi poster, Wikipedia

Tout au long de l’année, comme un rituel en classe ou en « libre-service » dans la partie « Travail » de l’ENT, des vidéos musicales (surtout de Hip Hop) ont été proposées pour illustrer les thématiques.

En toute fin d’année, un travail sur des chansons de rap pour l’aspect rythmique et poétique, la richesse lexicale est prévu, suivi du visionnement du film sud-africain Tsotsi, traitant de la discrimination due à la pauvreté, et dont la bande son est du hip hop sud-africain.*

Comme « cerise sur le gâteau », les élèves apprendront que Spike Lee, réalisateur de Do the right Thing et de la vidéo de Fight the Power, sera président du Festival de Cannes cette année 2021 (décalé de 2020).

*Synthèse complétée en classe comme texte à trou, pour travailler également des aspects du lexique et des faits de langues:

Conclusion of the discussions and debates

Jokes are no joke!

Most of the groups in all the 9th grade classes have concluded that jokes have different effects depending on the context.

First, they have realized that jokes make the joker (the one who tells the jokes) feel good; please him (less often her). Second, the jokes may make the listeners laugh when they are surprised or shocked by the content of the joke, even when they don’t really enjoy it.

Actually, several students’ opinion was that they don’t really like jokes; in many cases they never tell jokes or they don’t know any joke.

Other people like jokes, however, they have realized that they may hurt other people, so that they agree such jokes shouldn’t be told in some contexts. That’s because they still feel empathy: the jokes haven’t completely desensitized them towards other people.

Thus, one can see that jokes have a social role in the sense that they can have an impact on the people who tell the jokes and on those who listen to or hear them. They provoke generalizations from stereotypes and desensitization leading to dehumanization of others in some cases.

Some jokes are considered “light” but when they hit people who undergo a repetition of micro-aggressions due to their “race” or supposed “race”, religion, gender, supposed gender or sexual orientation, mental or physical handicap, it becomes a form of harassment or bullying, due to the persistent aggressions. As a consequence, the targets of jokes can become depressive, aggressive, discouraged or deluded* depending on the context and the time, as individuals or as groups. (* they start to believe something that is not true)

Indeed, for example, children at school or adults in the workplace, might feel excluded by jokers who try to express a feeling of superiority in that context. Jokers can become unconscious or conscious bullies.

Groups who have an important social role could be impacted negatively by the desensitizing that comes with dehumanizing* other people through jokes told in secret or closed circles like the workplace or social networks groups. (*transforming them into animals, objects, organic matter, magically disappearing them, etc.)

For instance, several ethnic-Arab or “black” French police officers have discovered and denounced the existence of such groups that perpetuate racist, xenophobic, sexist, anti-Semitic, etc. ideas by principally using cruel, demeaning (diminishing), naughty, mean, vicious, ferocious, offensive jokes as a conveyor of spite, malice and scorn. So far, the police officers accused of such unlawful (illegal) behavior have not been neither prosecuted nor punished.

This shows that jokes have an important role in human societies as vehicles of ideology. They are rhetorical tools and therefore “educational” tools. That’s why sometimes jokes are told to or in the presence of children in family circles or friendly groups, even when the jokes are disrespectful, rude, hurting, insulting or derogatory.

Jokes can vary with space and time (i.e. context), and ideological jokers “hide behind jokes” to escape being punished by justice*. They deem the targets of their jokes “weak” because “they can’t take a joke” and protest by referring to “freedom of speech” or even “freedom of fun”. They often claim that their “freedom” is reduced when they are asked to stop telling offensive jokes. It is very difficult for victims to defend themselves against offensive jokes because they are the ones who are designated as “stupid”. (* If their stories were not jokes, in Europe for instance, people could be fined or jailed for “inciting racial hatred” or “harassing people with less power”).

Finally, when one examines who is usually targeted by jokes, one realizes that it corresponds to the actual targets of powerful oppressive regimes like Nazis and other dictatorships in Europe and elsewhere. Or they can be “minorities” in their own country. That helps us recognize jokes as tools of power.

Cabinet de curiosités

 

6eme Extinction de masse 

 

Dans le cadre du projet « Cabinet de curiosités » mené en 2019 -2021 avec Eric Bernaud, Cathy Baume, Vincent Marguet et Sophie Monesi, en partenariat avec l’Espace Multimédia et les Musées du château de Montbéliard, la finalisation du travail ayant été compromise, un rendu numérique vous est proposé avec le lien ci-dessous.

Certaines vidéos sont réalisées pour être vues avec un masque 3D, mais elles peuvent tout a fait être vues ainsi, la souris permettant de bouger l’image.

http://espacemultimediagantner.cg90.net/VR/cabinetcuriosite/

 

 

Bravo et merci à Eric Bernaud et Vincent Marguet pour cette interface qui sort de l’ordinaire et permet de découvrir les travaux des élèves, malgré la crise sanitaire.

Merci à eux d’avoir tenu bon pour finaliser le travail, malgré tous les obstacles.

Merci à tous les intervenants et partenaires qui ont rendu ce projet possible :

Eric Bernaud, Cathy Baume, Vincent Marguet, Sophie Monesi, l’Espace Multimédia dans son ensemble, Sylvie Biron et François Thirion pour les Musées du château de Montbéliard, Culture collège et la DRAC qui permettent le financement.

 

« Fais pas si, Fais pas ça »

Suite du projet « Fais pas si, fais pas ça »

Les normes sociales nous enferment dans des rôles, des codes. Les discriminations sur le genre sont quotidiennes et engendrent des différenciations dans la société (plafond de verre, différences de salaires…).

Nous nous sommes questionnés en sciences sur ces préconçus.

Pourquoi moins de femmes suivent des études scientifiques ? Pourquoi moins de découvertes sont attribuées aux femmes ?

 

Après avoir réfléchi aux capacités et compétences de chacun/chacune, on se rend bien compte que cela ne dépend pas du genre mais que des préjugés ont été, et sont encore parfois, transmis par notre héritage culturel (famille, médias, amis ..). La société manque de modèles féminins.

« L’effet Matilda » désigne la minimisation de la contribution des femmes en sciences. Ce phénomène porte le nom de Matilda Joslyn Gage, militante féministe qui, dès la fin du XIXème, avait remarqué qu’une minorité d’hommes s’était accaparée la pensée intellectuelle de femmes.

Marthe Gautier et Rosalind Franklin sont les témoins de cet « effet Matilda ».

Leur travail a été étudié pendant les cours de génétique en SVT.

Marthe Gautier

Marthe Gautier a découvert que les enfants atteints du syndrome de Down ont un chromosome de plus à la 21ème paire (on parle de trisomie 21). Elle a fait cela dans un laboratoire artisanal qu’elle a créé (en France à l’époque aucun laboratoire ne faisait de culture de cellules). Comme elle n’avait pas de microscope qui prend des photos pour montrer sa découverte, elle se fait aider par Jérôme Lejeune, un chercheur du CNRS. Celui-ci a pris les photos, mais a annoncé seul la découverte en 1958 au Canada. Cette dernière a été publiée dans une revue scientifique avec son nom en premier, celui de Marthe Gautier en second, et encore …mal orthographié et avec un prénom erroné : Marie au lieu de Marthe.

Marthe Gautier, découvreuse de la trisomie 21 mais citée en 2ème nom pour sa découverte sous le nom mal orthographié de Marie Gauthier (Source image : France culture.fr)

 

Rosalind Franklin

Rosalind Franklin a travaillé avec Maurice Wilkins sur la structure de l’ADN. Elle n’était pas d’accord avec lui et a fini par prouver que l’ADN forme une double hélice (grâce à la diffraction aux rayons X). James Watson, qui travaillait aussi avec elle, a publié le modèle de Rosalind sans la consulter.

Des années plus tard le prix Nobel pour cette découverte a été attribué à Watson, Wilkins et un autre homme Crick. Rosalind était morte 4 ans plus tôt d’un cancer à cause des radiations des rayons X et on ne décerne pas de prix Nobel à titre posthume…

Rosalind Franklin, découvreuse de la structure en double hélice de l’ADN. (Source image : sciencesetavenir.fr)

 

 

 

 

 

 

 

 

« Fais pas si, Fais pas ça »

« Fais pas si, Fais pas ça »

 

Cette première semaine de janvier 2021, les élèves de 3eme ont bénéficié d’un projet questionnant les discriminations intitulé « Fais pas si, Fais pas ça » .

Après avoir étudié en cours d’anglais, arts plastiques, éducation musicale, svt et français les questions liées aux discriminations -sexisme et racisme- à travers divers supports, les élèves ont travaillé avec la céramiste Cathy Baume (@atelieresdl ).

 

Les élèves répondent au sujet : « Fais pas si/ci, fais pas ça /sa » .

Après avoir préparé leur projet en amont en arts plastiques à travers une planche projet, ils ont pu profiter de 2heures les mains dans la terre pour concrétiser leur démarche.

Plusieurs images des réalisations ont été postées sur Instagram au fur et à mesure :

https://www.instagram.com/artsplaslucieaubrac/

 

Les conditions étant particulières cette année en raison de la crise sanitaire, les céramiques ne sont pas présentées lors d’un vernissage mais une sélection est exposée à l’atelier de Cathy Baume, visible à tous, présentant une belle vitrine à tous !

Bravo à Lisa qui a accompagné Cathy pour la réalisation de cette présentation lors de sa semaine de stage.

C’est aussi elle qui a réalisé l’affiche de l’exposition :

 

 

En éducation musicale les élèves continuent à travailler sur ce thème et produisent des chansons. Certaines sont mises en vidéo sur le compte youtube des arts plastiques :

https://youtu.be/Rl_qZQZNo2A

https://youtu.be/eTj4zPkemH0

 

Merci Cathy et bravo aux élèves pour leurs réalisations !

 

Projet Cabinet de curiosités : BESTIAIRE, rencontre avec Myriam Huré

Projet Cabinet de curiosités : BESTIAIRE

 

RENCONTRE AVEC MYRIAM HURE

Vendredi 25 septembre 2020.

Aujourd’hui nous recevons Myriam Huré dans le cadre d’un projet Cultures Collègse sur tout le niveau de 5ème. 

  1. Présentation

Myriam est graphiste illustratrice. Illustratrice, ce qui signifie qu’elle fait des dessins. Graphiste : elle met ensemble les éléments sur un support.

Son orientation : cursus bac, école d’art, puis un diplôme des métiers d’arts.

Pour que les élèves comprennent mieux, Myriam fait passer son portfolio pour présenter son travail. On y trouve divers exemples de ce qu’elle peut être amenée à faire dans le domaine de la communication :

Exemple d’une affiche pour un festival littéraire,

Couverture de livre sur la cuisine,

Affiche, flyer, logo, dépliant pour un festival. Le logo créé une identité graphique pour un événement, il permet de reconnaître, identifier rapidement le festival. On le retrouve sur les affiches, flyers, dépliants.

Myriam montre ensuite ses outils pour travailler : crayon, gomme, encrage à l’ancienne avec plume et encre de chine, mais aussi stylet pour tablette graphique.

Par exemple dans le cadre d’une commande elle fait un premier dessin, le crayonné. Si le commanditaire est d’accord, après modification ou non, on passe à l’encre. Puis c’est scanné, retravaillé à la palette graphique.

Le dessin original est scanné et retouché numériquement. L’intérêt du numérique est une certaine souplesse dans les retouches, alors qu’à l’encre il faut tout recommencer. Là on peut déplacer facilement les éléments, en agrandir une partie, etc. Certains dessins sont faits à la tablette graphique, notamment quand il y a beaucoup de détails, grâce aux particularités citées précédemment. La tablette graphique permet aussi la mise en couleur.

  1. Les métiers de l’édition

Myriam nous présente sur son site internet une illustration présentant les métiers de l’édition, cela permet aux élèves d’échanger sur ce qu’ils connaissent de ce fonctionnement.

https://documentcloud.adobe.com/link/review?uri=urn:aaid:scds:US:2369c99b-8dfe-4b64-90e1-374d42ea9b22

Dans une maison d’édition on a besoin :

Pour un livre on a besoin d’un auteur, d’un illustrateur (dessinateur, photographe ), d’un maquettiste, d’un éditeur qui valide le projet et fait les liens entre les différents intervenants, d’un correcteur.

Une fois le fichier prêt on l’envoie à l’imprimeur, qui passe au relieur, au façonneur, qui ensuite les envoie au distributeur.

L’auteur touche environ six pour cent du prix de revient à partager avec l’illustrateur., donc 30 centimes pour un livre à 10 euros.

  1. Les éditions Catalpas

En plus d’être illustratrice et graphiste, Myriam s’occupe de la maison d’édition associative les éditions Catalpas, à Belfort.

Comment appeler ces publications?

Ce sont des fanzines : magazine de fan. Au début des fans de musique bricolaient des magazines sur leur groupe préféré, publications qui restaient dans des cercles fermés. Le terme s’est depuis répandu.

Au éditions Catalpas, tous sont fans de dessin, c’est le point commun de toutes les publications qui contiennent tous des dessins / illustrations. Beaucoup de dessins, jamais un livre avec que du texte (mais certains ne comprennent que du dessin).

Les élèves découvrent les ouvrages des éditions Catalpas autour de Myriam qui s’appuie sur ces exemples pour expliquer les différentes façons d’imprimer : imprimante laser, Impression offset (chez imprimeur), sérigraphie.

Exemples de travaux réalisés par des classes :

Livre d’artiste, par Florent Wong : il a envoyé des dessins à des poètes qui ont fait un poème en réponse. Imprimé en sérigraphie.

Attention, souvent on dessine grand et on réduit ensuite. L’inverse n’est pas possible, sinon la qualité n’est pas là.

A partir d’un exemple, Myriam revoit un peu de vocabulaire avec les élèves : couverture avec titre et auteur, 2ème de couverture ou page de garde, on peut y mettre un motif, ensuite page de titre, édito, table des matières /sommaire, à la fin: mentions légales /l’ours, page de garde, quatrième de de couverture avec résumé éventuel.

Exemple en sérigraphie.

Imprimé en blanc en Nord sur fond gris. Format leporello.

La sérigraphie permet d’imprimer sur tous types de papier, en blanc sur noir par exemple, ce que ne permettent pas les autres types d’impression.

  1. Maquette

Les élèves réalisent une maquette de livre par simple pliage et un coup de ciseaux.

Ci-dessous les étapes légendées pour reprendre le procédé :

Nous remercions vivement Myriam pour son intervention.

 

 

BESTIAIRE : RENCONTE AVEC FLORENT WONG

Projet Cabinet de curiosités : BESTIAIRE

RENCONTE AVEC FLORENT WONG

Lundi 21, mardi 22 et mercredi 23 septembre 2020

Aujourd’hui nous recevons Florent Wong dans le cadre d’un projet Culture Collège sur tout le niveau de 5ème. 

Florent est artiste : il pratique l’art et arrive à en vivre. Son travail consiste principalement en la peinture et le dessin.

  1. Présentation

C’est plus une vocation qu’un métier, grâce à un prof d’arts plastiques au collège. Cette passion est devenue un métier.

Il a suivi des cours du soir à l’école d’art de Belfort.

Nb: l’école d’art Jacquot propose des ateliers pour enfants et adultes et propose aussi une année de préparation aux écoles d’art et des cursus en arts.

Florent pratique en atelier, seul.

Dans son art, il aime expérimenter : il a réalisé des illustrations pour les musées de Belfort, un diaporama sur Bartholdi, des illustrations pour des éditions d’art, des fanzines avec des maisons d’édition, il participe également au groupe des urban sketcher pour dessiner dans la rue à Belfort, donne des cours de dessin et de peinture.Il répond aussi à des commandes diverses, par exemple une sollicitation pour du « caracter design », c’est à dire créer l’univers d’un jeu vidéo.

En plus de ce temps de travail, il aime garder des temps de RENCONTRE avec les scolaires.

Les moments de rencontre avec des artistes sont importants car l’art apporte une liberté de regard, une ouverture aux différences …

Pour travailler, il travaille dans son atelier, puis il montre ses œuvres dans des musées ou des galeries. Le galeriste vient dans son atelier et sélectionne les œuvres qui seront exposées au public. Le galeriste vend, l’artiste ne s’en occupe pas.

Florent est notamment représenté par la galerie Cheloudiakof à Belfort. L’intérêt d’une galerie c’est que le lieu est ouvert à tous sans condition. Tous les élèves peuvent s’y rendre pour découvrir l’espace d’un court instant ou d’un temps plus long différents artistes.

Notons au passage que les musées de Belfort sont gratuits tous les 1ers dimanche du mois, ce qui permet un accès à des œuvres exceptionnelles (La Donation Jardot possède notamment un important fonds de Picasso, Braque, Le Corbusier que l’on retrouve régulièrement en près dans de grand musées nationaux et internationaux, autant en profiter en local!).

  1. Partage de pratiques / projection :

Florent a apporté quelques éléments pour partager sa pratique : des carnets, une toile qu’il ne veut pas vendre, des dessins, des vidéos.

Cette toile est révélatrice de sa façon de travailler : il se reconnaît dans le mouvement de figuration libre. Florent discute avec les élèves pour définir ces termes :

dans une peinture figurative on reconnaît la figure, contrairement à la peinture abstraite qui ne fait pas référence à un objet qui existe. Libre car on s’exprime à travers plus de liberté du trait.

Les carnets permettent de faire des dessins où que l’on soit. Une trace de mémoire et un engrais au œuvres.

Les videos :

« dessiner c’est regarder  »

travail en 6eme

Les élèves sont en cercle autour d’une cagette vide, chacun a à dessiner de son point de vue. Au montage c’est l’ensemble des points de vue qui permet l’animation.

Dans un second temps, ils devaient imaginer ce qui sort de la cagette dans un travail à quatre mains avec des superpositions, au feutre.

Intérêt : avoir un autre rapport au dessin, le chemin, le travail en train de se faire. Mots, gestes, graphiques, graphismes interviennent, certains éléments disparaissent et le travail évolue.

A chaque fois différents élèves expérimentent : faire ensemble, s’approprier, transformer. Il est important de tester et d’expérimenter en général et notamment lors du dessin, ce qui apporte une grande liberté. Ce n’est pas grave si l’on rate, on rebondit, comme dans la vie où l’on réagit aux hasards, aux imprévus.

Dessiner une émotion

Travail en 3eme

Travail au fusain : cela s’efface facilement, à la main et possède une force d’expression avec forts contrastes. Il y 15ooo ans à Lascaux (déjà) cette technique était utilisée. Cette pratique du dessin perdure depuis des millénaires.

Le fusain est complété par l’ajout de coupures de journaux et de mots.

Animation personnelle

Grande toile, travail sur le recouvrement en peinture. L’animation permet de montrer sa façon de travailler : le dessin se construit au fur et à mesure, suivant son goût pour la transformation des formes, le mouvement.

On découvre un dessin au fusain mélangé avec de l’essence de térébenthine. Les formes qui apparaissent évoquent des choses et évoluent avec un envahissement progressif. Des éléments apparaissent progressivement dans les formes. Certains éléments apparaissent puis disparaissent. Rien n’est enfermé, tout suit un mouvement imaginaire.

Florent rapproche cette façon de faire naître les formes de son goût pour le street art où les dessins se superposent.

Concernant la réalisation de la vidéo, il a d’abord réalisé le dessin, en second temps, la bande son. Ici marguerite Duras sur l’effacement. Quand on voit l’œuvre, on ne devine pas cette démarche.

  1. Carnets

2ème heure : consultation des carnets

Par groupes les élèves découvrent les dessins et carnets apportés par Florent.

Certains dessins ont été réalisés pour un livre avec Myriam Huré des éditions Catalpas, il y a à côté une série à la plume et à l’encre.

Les carnets sont un outil de travail qui en temps normal ne se montre pas, ils servent à nourrir les toiles qui elles seront exposées.

  1. Pratique

Demande : chaque élève sort son cahier, ses crayons de papier. Prendre la feuille format figure / portrait, à la verticale.

Travail de base :

Attention à envisager la totalité de la page d’abord.

Florent fait la démonstration au tableau, les élèves s’exercent :

La base : le point

Mettre 6/ 7 points au hasard

Ensuite, un trait : un point qui se déplace dans l’espace

Pour le tracer il faut du temps et une direction

Relier les points avec des traits

Les différents traits font apparaître une surface

…que l’on peut remplir avec quelques traits à 45 degrés, comme ma pluie, qui permet de faire apparaître une figure

Dessiner un animal

Florent à visité le Musée Pompon, sculpteur qui a réalisé des animaux, et en a ramené des images.

Demande : dessiner un marabout, de la famille du héron.

Démonstration : on regarde la sculpture, la ligne de direction, la ligne des pâtes.

Ne pas appuyer sur le crayon. Ensuite ajouter les ombres, les plumes …

La rencontre se termine sur les dessins des élèves. Nous retrouverons prochainement Florent au Musée de Montbéliard pour dessiner d’autres animaux.

Nous remercions vivement Florent pour son intervention.