« Fais pas si, Fais pas ça »

Travail accompli en anglais en lien avec le projet Fais pas ci – Fais pas ça.

(image copyright Disney)

Fin juin 2020 toutes les classes de 4ème sauf une ont visionné Black Panther au retour de confinement, comme introduction au projet de l’année suivante.

En début d’année scolaire, nous avons introduit le sujet de la Diversité des humains avec Happy! de Pharrel Williams.

Le thème du « Travail », comme concept scientifique ou autre, a été sous-jacent pendant tout le projet en anglais, en commençant par Work de Rihanna (avec des paroles réduites).

Nous avons utilisé du vocabulaire de situation, des adverbes de fréquence et le présent simple pour exprimer des habitudes et décrire le caractère. Nous avons étudié la biographie de Rihanna au présent, en exprimant les habitudes, les goûts. Nous avons fait une activité sur les jobs d’été et l’orientation.

Avec la chanson « Entrepreneur  » de Pharrel Williams, nous avons vu des images d’entrepreneurs afro-américains qui ont monté des affaires pour faire avancer l’économie de leur communauté. En focalisant sur la différence entre le présent be + BVing et le présent simple nous avons pratiqué l’analyse d’offres d’emploi. A l’aide de l’expression de l’obligation personnelle et collective, nous avons abordé les attendus dans le monde du travail futur (qualités).

Les 4 classes de 3ème ont visionné le film Hidden Figures projeté en salle polyvalente.

En visionnant une vidéo sur l’Ingénierie aérospatiale, nous nous sommes penchés sur du langage scientifique et technique (extraits) simple de niveau B1 du Cadre Européen de Référence en Langues. Grâce à des questions fermées et questions ouvertes, nous avons révisé les pronoms personnels, adjectifs et pronoms possessifs, ainsi que le présent d’observation, description, commentaire (be + ing).

Nous avons enchaîné sur les métiers scientifiques avec le laboratoire du personnage de Shuri, ingénieure, sœur de Black Panther, et sur le vocabulaire des objets et concepts techniques d’étymologie grecque, comme « kine » (monde du cinéma).

Au moment de l’élection présidentielle américaine, nous avons écouté et étudié quelques strophes des paroles de Funky President de James Brown qui est une référence à des émeutiers Euro-Américains et un président, correspondant au contexte actuel en 2020.  A travers une vidéo éducationnelle, nous avons étudié le vocabulaire lié au Collège électoral.

Sandrine Mubenga, ingénieure en électricité et énergies renouvelables.

Comme illustration du thème de l’aérospatiale, nous avons étudié un document iconographique sur la Course à l’Espace pendant la Guerre Froide dans le manuel, en usant du futur et des modaux must, can, may pour exprimer l’obligation, la probabilité et le conditionnel. Nous avons également lu la biographie d’une astronaute afro-américaine.

Dans le cadre de l’éveil à l’égalité homme-femme ainsi que la lutte contre les discriminations « raciale » et contre les handicapés, nous avons analysé des extraits de l’interview d’une Développeuse ghanéenne handicapée dans laquelle elle explique des maladies handicapantes ainsi que son parcours personnel. Deux autres Ingénieures africaines nous ont expliqué (extraits) leur travail dans les domaines de l’électricité renouvelable et le traitement de l’eau.

Pour travailler l’usage des modaux et du conditionnel, nous avons analysé la présentation d’un étudiant en ingénierie aérospatiale à propos des trajectoires de la navette spatiale.

Nous avons mis en perspective notre position dans l’Univers à travers l’étude des tailles des planètes, des étoiles et de l’univers en étudiant les conditions d’évolution à l’aide de comparatifs, superlatifs, modaux et du conditionnel.

logo original de Public Enemy créé par Chuck D, représentant un Afro-Américain ciblé par un policier à l’idéologie raciste, Smithsonian, gift from Chuck D.

Le 15 janvier, le jour de Martin Luther King aux US, nous avons commencé à travailler sur la chanson Fight the Power de Public Enemy, chanson du film Do the Thing de Spike Lee (étude des symboles de la vidéos de 1989 puis celle de 2020 à l’occasion des manifestations Black Lives Matter). Les élèves ont fait une Web quest basée sur les vidéos à propos de l’histoire des luttes afro-américaines.

Février est « Black History Month » aux US. Cela a été l’occasion de rebrasser de manière intense la grammaire verbale sur les thèmes vus, en particulier: le présent simple pour les faits, le présent be + BV-ing pour l’observation, description, le futur de prédiction/ certitude, conditionnel, les modaux pour la capacité, la possibilité, l’autorisation, l’interdiction, l’obligation, les règles « connues de tous », la probabilité plus ou moins élevée, la proposition infinitive (expression de la volonté imposée), le prétérit pour le récit, la biographie, le passif pour les actions/états subis, le present perfect pour rapporter des bilans, constatations, le lien passé-présent, le futur de préparation et autres futurs, les modaux et leurs équivalents pour la suggestion, les besoins, …

Cité médiévale du Great Zimbabwe, Amazon AWS

A travers des web quests sur Google Earth, les élèves ont repéré des similitudes dans les paysages semi-urbains sur 3 continents: l’Amérique du Nord, du Sud et l’Afrique. Ils ont pu constater l’influence de la colonisation européenne puis l’ont comparée avec une construction précoloniale au Zimbabwe (qui a donné son nom au pays): un bâtiment – château fort également observatoire. Ils ont également observé des architectures autochtones en Amérique.

Un brainstorming a permis aux élèves de mener une réflexion sur la base de la chanson Fight the Power: de quel(s) pouvoir(s) s’agit-il ? Ils ont trouvé les idéologies combattues (racisme, xénophobie, sexisme, etc) et ont réalisé l’importance de la prise de conscience des oppressions pour le fonctionnement des démocraties. Ils ont fait usage du prétérit, de quantifieurs, de comparatifs, superlatifs et du lexique des pays.

Le lundi 22 mars a commencé la Semaine d’éducation contre le racisme et l’anti-sémitisme/ Semaine internationale de lutte contre les Discriminations. La décennie 2014-2024 est également la décennie des Afro-descendants dans le monde. Dans ce cadre, un travail sur des « memes » (liés à BLM entre autres thèmes) et des documents typiques des réseaux sociaux leur a permis de présenter oralement des descriptions pour les apparier aux images sur un mur numérique.

Boîte d’un des jeux de cartes de connaissances, Pomegranate Communications

Des jeux de cartes de connaissances « Droits Civiques » et « Histoire Afro-Américaine » leur ont permis de rechercher de mots clé et d’étudier les structures verbales et nominales récurrentes dans les textes, liées aux thématiques.

Un questionnaire en ligne a clôturé le visionnement d’un documentaire ARTE sur Johnny Clegg pour comprendre ce qu’était le système raciste de l’Apartheid.

A la fin du confinement, lors d’un travail sur la colonisation de l’Australie à travers le point de vue d’une Australienne aborigène (dans le manuel) sous forme de rappel du travail fait en 4ème avec des chansons de Midnight Oil, les élèves ont pu constater que les Aborigènes refusent de célébrer l’invasion européenne et le racisme actuel.

En point d’orgue de l’année, les élèves ont discuté et débattu du « sérieux des blagues ». Dans la conclusion « Jokes are no joke / Les blagues c’est du sérieux », synthèse des travaux de groupes de discussion de 4 élèves, avec compte-rendu à l’oral individuel en 4 étapes avant d’arriver à une conclusion globale pour toutes les classes de 3ème, ils ont exprimé leur prise de conscience du rôle social des blagues ayant pour cible des humains. Une finalisation à l’écrit avec un texte à trous a permis de reprendre toutes les réflexions de tous les groupes. Voir la synthèse des idées des groupes complète en anglais en fin d’article.*

Lors d’une vidéo-conférence en direct en salle polyvalente en début d’année avec des intervenants du MEDEF et de l’Association des Managers de la Diversité, ils avaient pu constater que les statistiques de sondages en entreprises révèlent que le mode de harcèlement le plus dénoncé est « les blagues lourdes » (la présentation des statistiques manque dans la vidéo, malheureusement).

Au mois de juin, nous avons repris le thème du « travail » car la démocratie ne fonctionne pas sans l’énergie des citoyens et leur travail pour la faire vivre, à tous les niveaux et à tous les moments. La lutte contre les discriminations et en particulier contre le racisme et le sexisme y est centrale, comme le montrent les périodes de lutte pour le droit de vote, pour l’accès au travail sans « plafond de verre », pour l’égalité et l’équité dans tous les domaines.

En activité courte, nous avons étudié l’étymologie de « Hidden Figure », expression extraordinairement polysémique, titre du film vu en début d’année, puisque « figure » par exemple, signifie figurine, chiffre, image, silhouette, personne, etc…

Nous allons conclure le travail de l’année par le visionnement individuel sur les MacBooks de la Classe Mobile et la lecture individuelle sur papier de vidéos et d’articles reprenant les thématiques de l’année, dont les élèves devront rendre compte en français et trouver les liens entre les vidéos et les articles. (Ce travail n’a pas pu être accompli par manque de temps). Il est prévu pour les classes de 3ème l’année prochaine.

Tsotsi poster, Wikipedia

Tout au long de l’année, comme un rituel en classe ou en « libre-service » dans la partie « Travail » de l’ENT, des vidéos musicales (surtout de Hip Hop) ont été proposées pour illustrer les thématiques.

En toute fin d’année, un travail sur des chansons de rap pour l’aspect rythmique et poétique, la richesse lexicale est prévu, suivi du visionnement du film sud-africain Tsotsi, traitant de la discrimination due à la pauvreté, et dont la bande son est du hip hop sud-africain.*

Comme « cerise sur le gâteau », les élèves apprendront que Spike Lee, réalisateur de Do the right Thing et de la vidéo de Fight the Power, sera président du Festival de Cannes cette année 2021 (décalé de 2020).

*Synthèse complétée en classe comme texte à trou, pour travailler également des aspects du lexique et des faits de langues:

Conclusion of the discussions and debates

Jokes are no joke!

Most of the groups in all the 9th grade classes have concluded that jokes have different effects depending on the context.

First, they have realized that jokes make the joker (the one who tells the jokes) feel good; please him (less often her). Second, the jokes may make the listeners laugh when they are surprised or shocked by the content of the joke, even when they don’t really enjoy it.

Actually, several students’ opinion was that they don’t really like jokes; in many cases they never tell jokes or they don’t know any joke.

Other people like jokes, however, they have realized that they may hurt other people, so that they agree such jokes shouldn’t be told in some contexts. That’s because they still feel empathy: the jokes haven’t completely desensitized them towards other people.

Thus, one can see that jokes have a social role in the sense that they can have an impact on the people who tell the jokes and on those who listen to or hear them. They provoke generalizations from stereotypes and desensitization leading to dehumanization of others in some cases.

Some jokes are considered “light” but when they hit people who undergo a repetition of micro-aggressions due to their “race” or supposed “race”, religion, gender, supposed gender or sexual orientation, mental or physical handicap, it becomes a form of harassment or bullying, due to the persistent aggressions. As a consequence, the targets of jokes can become depressive, aggressive, discouraged or deluded* depending on the context and the time, as individuals or as groups. (* they start to believe something that is not true)

Indeed, for example, children at school or adults in the workplace, might feel excluded by jokers who try to express a feeling of superiority in that context. Jokers can become unconscious or conscious bullies.

Groups who have an important social role could be impacted negatively by the desensitizing that comes with dehumanizing* other people through jokes told in secret or closed circles like the workplace or social networks groups. (*transforming them into animals, objects, organic matter, magically disappearing them, etc.)

For instance, several ethnic-Arab or “black” French police officers have discovered and denounced the existence of such groups that perpetuate racist, xenophobic, sexist, anti-Semitic, etc. ideas by principally using cruel, demeaning (diminishing), naughty, mean, vicious, ferocious, offensive jokes as a conveyor of spite, malice and scorn. So far, the police officers accused of such unlawful (illegal) behavior have not been neither prosecuted nor punished.

This shows that jokes have an important role in human societies as vehicles of ideology. They are rhetorical tools and therefore “educational” tools. That’s why sometimes jokes are told to or in the presence of children in family circles or friendly groups, even when the jokes are disrespectful, rude, hurting, insulting or derogatory.

Jokes can vary with space and time (i.e. context), and ideological jokers “hide behind jokes” to escape being punished by justice*. They deem the targets of their jokes “weak” because “they can’t take a joke” and protest by referring to “freedom of speech” or even “freedom of fun”. They often claim that their “freedom” is reduced when they are asked to stop telling offensive jokes. It is very difficult for victims to defend themselves against offensive jokes because they are the ones who are designated as “stupid”. (* If their stories were not jokes, in Europe for instance, people could be fined or jailed for “inciting racial hatred” or “harassing people with less power”).

Finally, when one examines who is usually targeted by jokes, one realizes that it corresponds to the actual targets of powerful oppressive regimes like Nazis and other dictatorships in Europe and elsewhere. Or they can be “minorities” in their own country. That helps us recognize jokes as tools of power.

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